Noire Nuit

Noire Nuit
















Je trainais docilement mes pieds à travers cette froide nuit d'octobre. La bise enveloppait tant mon corps que mon esprit. La tête dans les étoiles (façon de parler lorsqu'on se trouve à Montréal), je tirais sur ma cigarette: cette nuit là j'avais encore croisé la succube. C'eût le même effet qu'à chaque fois, une douche froide dans une nuit déjà froide. Mon c½ur semblait s'effriter, la fatalité me rattrapait. Le monde pesait plus lourdement sur mes épaules; je me sentais désarmé. J'aurais tant aimé pouvoir penser ''pourquoi l'ai-je aimé?''. Malheureusement, ce n'est pas un luxe que je pouvais me permettre. Les réponses à cette question, trop évidentes, étaient justement la source de mon tracas.

Tout s'était passé tellement vite. Je n'aurais pas dû rejouer au même jeu, j'aurais dû être en mesure de voir venir les choses cette fois. Tout ce que j'étais c'était amouraché et mes yeux étaient clos, impossible de voir arriver quoi que ce fût. La petite machine qui pompe le sang cachée sous le sternum (ou plutôt la représentation métaphysique que s'en fait l'être humain) est un appareil burlesque, grotesque ; pourquoi se laisser démonter si aisément pour un sourire assassin?

C'était trivial et je le savais, mais mes maux sont pernicieux. Lorsqu'on n'a rien de mieux qu'une cicatrice on préfère s'y accrocher. On dit que le temps guérit. Je ne suis pas d'accord. Plutôt, il efface. Autant en emporte le vent! Laisser le temps panser mes plaies ne m'apportera que l'oubli, le noir, le néant. Je veux me souvenir, m'abreuver du passé qui m'a fait tant de bien, même si au présent il se conjugue avec (mal) être. Certains boivent pour oublier, moi je bois pour me rappeler. Tu es un monstre mais pas mon bourreau; ce rôle j'en prends tous les soins.

Je marche donc; je marche et je broie. Je broie toutes sortes de couleurs, toutes les couleurs de l'arc-en-ciel : du rouge, du bleu, du vert... À force d'être broyés ensemble, les couleurs s'effacent et deviennent noir. Un arc-en-ciel serait tellement plus beau s'il n'était que noir, que je me dis. De toute façon mes yeux ne me permettent même pas de voir les arcs-en-ciel comme les gens normaux. Pourquoi se forcer? Je trouve qu'à cet instant ma vie est vide de sens. Je souris à cette ironie et je broie en silence. Je suis infiniment triste mais n'ose même pas mourir.

Je constate le miroir des idées. Si on aime autant c'est en sachant que nous souffrirons peu après. Pourtant l'homme se jette dans la fausse aux lions sans jamais avoir une pensée pour les conséquences. Pire, ceux qui prennent le temps d'y penser se font rapidement réconforter du contraire par d'autres humains un peu trop optimistes. A-t'on été créé pour être en constante contradiction? Si toute action a sa réaction opposée alors l'homme qui voudrait être heureux devrait-il vivre en faisant le mal? Chaque mauvaise action commise devrait attirer une bonne action en échange...non?

Je lève mes yeux au ciel une fois de plus, en quête d'une réponse. Rien. Ou presque. Une étoile éclaire la terre, un petit point blafard dans la pollution de la nuit. Pourquoi se donne-t-elle cette peine? La plupart des gens ont oubliés les étoiles et les autre n'en abusent qu'hypocritement. Pire que ça, nous détruisons le ciel, si bien qu'une seule étoile réussit à percer l'épaisse pollution du ciel montréalais cette nuit.

Cette petite étoile réussit tout de même à m'inspirer. Elle doit se sentir un peu comme moi en ce moment : seule dans un ciel beaucoup trop vaste. Pourtant, elle fait de son mieux pour afficher son plus bel éclat. Et je la vois; ses efforts n'iront pas à rien...

Je ne t'aime plus, je t'oublierai
Et je renaîtrai
En attendant, je pleure.
Pourquoi ne suis-je pas une étoile?...
Je crois qu'il est l'heure d'aller me coucher
Demain est une autre journée...

# Enviado em Quinta 26 Novembro 2009 17:35

Le bonheur est vibratile

Le bonheur est vibratile
J'ai remarqué une curieuse tendance chez l'être humain; l'homme est un animal grotesque. C'est un animal qui ne se satisfait jamais du bonheur qui lui est offert. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin. L'homme aime à se compliquer la vie, à se faire plaindre. Malheureusement pour moi, mon cerveau n'est que trop humain. Il ne veut se contenter de oui ou de non, il veut toujours déterrer le mais et le peut-être. Je suis heureux, vraiment, sincèrement: j'aime, je suis aimé, que demander de plus? Malheureusement les choses ne sont jamais aussi simples...

Je suis gauche du c½ur, je suis adroit de la bêtise. Si j'étais un chat, je suis certain que je ne retomberais pas toujours sur mes pattes...

J'ai la tête à l'envers, les idées déconçues. Ma cervelle est décousue, ça coule par mes yeux, par ma bouche, mon coeur explose; moi aussi. Je disais plus tôt que je me dis trop souvent mais et peut-être mais là je me demande surtout pourquoi? Je ne veux fuir le bonheur qu'on m'offre. Je ne veux pas être humain: je veux être le chat qui a tombé sur ses pattes, pas celui qui s'est brisé la colonne vertébrale en s'étalant sur le dos. Tuez-moi quelqu'un que j'aille réfléchir ailleurs un moment. Je suis comme le Christ, je ressusciterai mais en ce moment je me sens drôlement crucifié...

Il me semble l'avoir déjà dit, mais la vie a le don de nous cracher dessus au bon moment, c'est-à-dire quand notre bouche est grande ouverte.

''No one I think is in my tree
I mean it must be high or low
That is you can't, you know
Tune in but it's all right
That is, I think, it's not too bad
''

J'aimerais que quelqu'un puisse vivre avec moi dans mon arbre mais il est trop haut. Pourquoi est-ce que je suis devenu comme ça, si insécure-évitant? Parfois j'aimerais être quelqu'un d'autre. J'aimerais être Dieu pour pouvoir m'en crisser. N'être rien, se soucier de rien. Il y a beaucoup plus de puissance que l'on croit dans rien!

Amélie Nothomb prétend que l'inertie est la plus grande force de l'univers. Alors pourquoi ne puis-je être inerte? J'imagine que je ne suis pas assez fort. Pas assez fort pour supporter la torture qu'apporte l'inertie. S'accoutumer à cette douleur doit être assez atroce mais une fois qu'on y arrive on a enfin la paix d'esprit. Je ne suis pas assez fort... je suis trop centrifuge. Je ne suis qu'humain! L'être est fait pour bouger, tressaillir, régresser, rebondir. L'inertie ne pourrait qu'apporter la folie. C'est pourtant dans la folie, dit-on, que l'esprit est le plus lucide...

Allons, allons! Je ne dois pas m'abattre pour si peu. Je suis humain, certes! Mais j'accepte ma condition. Je ne peux être l'inertie. J'aime. C'est ce à quoi aspire les hommes. D'ailleurs, puisque je ne suis pas assez fort pour être l'inertie, pourquoi ne pourrais-je accepter l'aide de quelqu'un d'autre, pourquoi ne devrais-je être aimé?

J'ai besoin de me compléter en quelqu'un d'autre; avoir un regard réconfortant dans lequel poser le mien. Oui j'ai peur: le monde m'effraie, aimer m'effraie. Carpe Diem. Vivre au jour le jour. Même si ma boîte à penser remue un peu trop le ménage elle ne doit pas me dissuader du chemin que j'ai envi d'écrire avec toi.

Toi + Moi c'est quand même un beau calcul. Moi qui n'aime pas les mathématiques! Pour toi je deviendrai mathématicien. Tandis que sur mes rétines la vérité devient plus clair, je ne fais que penser à toi. J'ai envi de grandir, pour une fois, mais pas tout seul. Les deux, nous pouvons être bien. Même si mes pensées se targuent de toujours me faire reculer, je prends maintenant le courage qu'il me reste avec d'autant de mains et j'avance un pas à la fois...

...Un pas pour moi...
...un pas pour toi...
...un pas pour nous...

Comme toujours, mes mots m'ont fait du bien, l'écriture purge et à nouveau je vibre. Vibrer est bon. Saviez que si on vibre assez rapidement rien ne peut nous blesser? Je ne veux pas être blessé à nouveau. Je veux vibrer. Je VAIS vibrer.

Je t'aime.
Tu me rend vibratile...

# Enviado em Segunda 24 Agosto 2009 01:10

Modificado em Terça 08 Setembro 2009 23:24

L'Amusamphétamine

Il y était une fois toi, moi et une petite pillule...

1,2,3 et gloup!
j'attends un peu.
1,2,3 et pouf!
mais ils sont tout pupillés mes yeux!
j'ai chaud, j'ai froid, je tremble, je pisse d'la sueur...

Je te regarde. Droit dans tes yeux de vaches. Ils sont si jolis!
Noirs. Comme un soleil lors d'un éclipse, comme un puit...
C'est pas toi qui aimait les vaches justement?
magnifique !

Magnifique que je me dis.
que je me dis
je me dis
dis
me
je....

je....
je veux une cigarette! et toi ?
c'est celles qu'on aime !
d'ailleurs ton sous-sol me donne la nausée.
et je trouve que l'air pur s'allie mieux à la toxicité de la cigarette. Allons fumer dehors.

Ma cigarette grésille
je regarde filer la fumée mais mon esprit est ailleurs.
La fumée s'envole... moi aussi...
Je vois un rond, un dragon.
tout en la regardant.
La cambrure de ses reins, la forme de ses seins.
j'admire ses lèvres, ses yeux, son nez.
''je t'aime, et toi?''

Tire une grosse bouffée, une grande respiration.
Je pleure, je m'écoeure / tu me souris, je vais mieux.

Je prends un bain de soleil en essayant de me noyer.

Avez-vous déjà essayer de vous noyer dans un doux rayon? Vos poumons s'emplissent de lumière mais vous ne suffoquez pas...
C'est une mort douce, une mort hypocrite. Comme celle que je trouve dans ton regard.
Tu m'as souvent dis vouloir mourir et pourtant c'est plutôt mon cas...

J'aimerais mourir dans ce moment pour que jamais il ne prenne fin, pour que mon dernier souvenir soit celui, parfait, immaculé, de toi et de moi.... de nous deux, heureux et amoureux...

Le souvenir de deux amoureux tirant sur leur cigarette en se noyant dans le soleil...

# Enviado em Segunda 24 Agosto 2009 00:42

Modificado em Segunda 07 Setembro 2009 15:50

You are my Shooting Star

You are my Shooting Star
Il y était une fois moi, triste. Je ne croyais plus à grand chose, mon coeur était une loque. Une fois de plus je m'étais cassé le crâne, une fois de plus j'étais tombé de haut. Je regardais les étoiles en saignant, disant qu'il y en aurait sûrement une pour moi, sans vraiment y croire...

Je l'ai vue passer au loin un soir, toute petite. Son éclat n'avait rien a faire jalouser quiconque. Elle était plutôt banale mais j'ai décidé de la cueillir quand même. Petite étoile qui file dans le firmament. Elle semblait bien pressée! Toute les étoiles sont immobiles mais pourtant, celle-là filait rapidement! C'est pour ça que j'ai décidé de l'appeler étoile filante.

J'ai gardé cette étoile filante près de moi pendant un moment. Sachez que garder une étoile comme celle-là est très difficile, puisque, justement, elle tente toujours de filer! J'ai donc eu l'idée de la mettre dans un beau bocal, avec du gazon et des branches pour qu'elle s'amuse et qu'elle ne puisse plus s'enfuir. Bien sûr, j'avais percé de petits trous dans le couvercle pour ne pas qu'elle manque d'air.

Bien qu'au début elle était réticente à accepter son nouveau sort, elle s'y fit rapidement.


Malgré ça, je ne pouvais m'empêcher de me sentir un peu égoiste de vouloir la garder pour moi. Souvent je me demandais si la pauvre ne serait pas plus heureuse si je la laissais retourner dans le firmament. J'y songeais de plus en plus souvent mais quelque chose en moi ne pouvait pas la laisser partir.

Il est toujours plus difficile de se détacher d'une chose après que nous l'ayons apprivoisée...

L'étoile me rendait heureux, et je commençais à sentir que c'était réciproque. Chaque nuit, avant de me coucher, je posais mon regard délicatement sur le petit astre. Je sentais que je commençais a m'en éprendre.

Pourquoi? Je ne voulais pas retomber dans l'Amour, ce sentiment qui m'avait déjà si souvent trahie, et pourtant, je ne pouvais me résigner à me débarasser de ma nouvelle amie.

''Tiens, remarquai-je, comme c'est drôle! On dirait que le plus je la regarde, et plus ma petite étoile brille.''

Elle qui, au début, avait un éclat plutôt quelconque, brillait maintenant si fortement que je ne pouvais plus en détacher mes yeux. Je savais maintenant que je l'aimais. Je savais maintenant quel sens avait l'Amour : il sert à faire briller les étoiles!

Si nous cessions d'aimer, les étoiles s'éteindraient probablement. Quelle catastrophe ce serait! Toutes les nuits passés à scruter le ciel auraient été si vides sans ces petites lumières!

J'ai alors réalisé que peut-être les étoiles filantes sont des étoiles qui ont cessés d'être aimées. Au lieu de rester accrochées dans le ciel, elles fuient, car leur existence est brisée. J'étais donc si heureux d'avoir attrapé la mienne! Quelques instants de plus et je l'aurais probablement perdue à tout jamais. L'Amour était donc la conséquence d'un hasard.

Mon étoile brillait si fortement maintenant, je me dis qu'il était probablement temps de la laisser retourner dans le ciel, rejoindre les autres comme elle. Maintenant que nous nous étions trouvé, elle n'avait plus à filer. Les yeux pleins de larmes, j'ouvris son petit bocal pour qu'elle retourne se fixer dans la voûte céleste.

Pourquoi est-ce que les plus belle choses sont toujours celles qui nous quittent le plus rapidement?

''Ne pleure pas, mon ami, me dit-elle. Je ne te quitte pas vraiment! Je retourne dans le ciel mais je suis si éclatante maintenant que tu n'auras qu'à lever la tête pour me voir là-haut. Je suis ton étoile maintenant.''

Depuis, la nuit, quand j'ai du chagrin, je lève les yeux et je la vois.

Je souris.




# Enviado em Domingo 28 Junho 2009 03:28

Bouillon de Poulet

Bouillon de Poulet
J'suis couché dans mon lit. Étendu. J'regarde le plafond et je pense. Je pense à des souvenirs. Des promesses. Des sourires. Des amours. Je pense fort. Tellement fort que si mon frère ne ronflait pas à m'en déchirer les tympans, j'pense que je pourrais presque le réveiller. Toutes ces pensés bouillonnent dans ma tête et j'en peux plus. J'suis déprimé un peu par la vie. La vie trop grande dans laquelle je m'engouffre. Ça ne me ressemble pas du tout pourtant! Tirons le meilleur du pire...

J'étire donc mon bras et je vais chercher le plus beau cadeau qu'on m'a fait pour mes 18 ans. Un cadeau qui montre à quel point ma vie d'adulte s'annonce mature : un laptop. J'ouvre le petit écran, tape mon mot de passe, me met de la musique et je commence à me confier, à me vider le c½ur. Y'a pas une meilleure thérapie que l'écriture ça c'est sûr. J'peux donc dire que mon ptit gadget est mon psychologue, mon confident. C'est magnifique que j'me dis! À quoi ça sert des êtres humains quand on a des ordinateurs et des téléphones cellulaires? Ça sert à nous rappeler à quel point on est nous-mêmes humain aussi.

(À date le re-peppage bat pas son plein! Pensons encore un petit peu)


Ça nous sert à nous rappeler c'est quoi la vraie vie. C'est difficile de saisir le vrai sens du mot vivre de nos jours. Quand je regarde ma vie j'me dis que je ne suis qu'un numéro. Un chiffre parmi tous les autres chiffres qui marchent à tous les jours dans les rues avec moi. Je ne suis rien d'autre qu'une combinaison binaire. Je suis 0744980, je suis PARN02129006 je suis numéro 6,000,000,000 sur une liste d'attente qui va m'amener à la même place que les tous les autres morons sur notre grosse chiotte bleue : la mort.

(Attention mon coco! J'crois que tu t'enfonces là. Sois zen!)


C'est vrai que ça peut être déprimant de vivre de nos jours : tout a été pensé déjà, tout a été dis. Tout ce qu'on fait a déjà été mieux fait, tout ce qu'on s'imagine être le premier à découvrir a déjà été découvert des milliers de fois. La bouffe que je mange a déjà été mangée puis chiée par des milliers d'individus. Toute la musique que j'écoute a déjà été écoutée par trop de monde. Tout ce que je baise a déjà été baisé par trop de personnes avant moi. Y'a vraiment de quoi perdre la tête.

(Tu ne m'écoutes pas du tout là! T'es sensé avoir de belles pensées! Du genre si tu aimes le soleil tape des mains...)

Pourtant perdre la tête c'est justement la chose à ne pas faire. Il faut la garder bien ancré, bien haute, la nourrir et continuer à nager dans cette eau viciée, cette eau dans laquelle tellement de personne ont prit leur bain avant nous. C'est facile de baisser les bras et de se laisser manger mais pourquoi faire ça?

(Mieux! Beaucoup mieux même. Tu progresses vers le bon chemin.)


C'est vrai que je ne sais jamais où j'men vais. Tant pis! J'me contente de marcher. Au moins j'fais un effort pour marcher les yeux ouverts. Y'a trop de monde qui sont bien à marcher la tête dans le nombril. Ils sont trop effrayés par le monde et se croient seuls dans leur condition. Nous avons tous peur vous savez, suffit de savoir vivre avec cette crainte. Moi j'aime l'épouvante. Y'a rien de mieux qu'une bonne peur pour faire courser l'adrénaline dans mes veines, pour faire battre mon c½ur à mille à l'heure! Vous voyez ce que je veux dire?

(Bon là tu parles... Continues comme ça!)

Soudainement je trouve ridicule mon petit moment de faiblesse. Pourquoi broyer du noir tout seul? Tout ce qu'on a à faire c'est regarder les étoiles ou courir après les papillons. Les choses nous dépasseront toujours mais finiront toujours par se placer d'elles-mêmes. Oui je suis tout petit mais j'accepte ma condition. Je suis un explorateur. J'ai beaucoup de travail à faire et si peu de temps pour le réaliser!

J'suis là étendu, je pense à des souvenirs. Des promesses. Des sourires. Des amours. Je pense fort. Très fort...

...et ça m'fait un bien fou.

(Qu'il est bon de te retrouver! Je savais que tu y'arriverais. Avec mon aide, bien entendu. Parfois je me demande : que serais-tu sans la petite voix agaçante qui t'aide à garder le sourire?)

J'aime bien le monde, j'aime bien la vie. Je suis philanthrope et j'en suis plutôt fier, ne connaissant pas beaucoup d'autres personnes dans ma condition.

Alors voilà. J'regarde toujours mon plafond. Mon plafond est toujours aussi beau. J'suis toujours aussi seul au fond de mon lit et mon frère ronfle toujours aussi fort, moi je bouillonne autant que tout à l'heure mais penser m'a fait du bien. J'me saisis de la vie et elle coule toujours entre mes doigts mais je trouve ça agréable. C'est comme quand j'étais petit et que je m'amusais à essayer d'attraper l'eau dans mon bain : ça donne pas grand-chose mais on a un plaisir fou à essayer!

Étant petit et naïf, j'm'en lassais jamais! Maintenant je ne suis certainement plus petit mais je ne me lasse toujours pas à essayer de saisir cette ''eau'' dans laquelle je nage.

Suis-je toujours naïf dans ce cas?

(La question de fermeture n'est pas tout à fait à mon goût mais l'essentiel est là. Bravo champion! Là tu peux chanter avec moi : si tu aimes le soleil, tapes des mains. Et là tu tapes. Merci, Bonsoir.)

# Enviado em Quinta 09 Abril 2009 16:01