Le bonheur est vibratile

Le bonheur est vibratile
J'ai remarqué une curieuse tendance chez l'être humain; l'homme est un animal grotesque. C'est un animal qui ne se satisfait jamais du bonheur qui lui est offert. Le gazon est toujours plus vert chez le voisin. L'homme aime à se compliquer la vie, à se faire plaindre. Malheureusement pour moi, mon cerveau n'est que trop humain. Il ne veut se contenter de oui ou de non, il veut toujours déterrer le mais et le peut-être. Je suis heureux, vraiment, sincèrement: j'aime, je suis aimé, que demander de plus? Malheureusement les choses ne sont jamais aussi simples...

Je suis gauche du c½ur, je suis adroit de la bêtise. Si j'étais un chat, je suis certain que je ne retomberais pas toujours sur mes pattes...

J'ai la tête à l'envers, les idées déconçues. Ma cervelle est décousue, ça coule par mes yeux, par ma bouche, mon coeur explose; moi aussi. Je disais plus tôt que je me dis trop souvent mais et peut-être mais là je me demande surtout pourquoi? Je ne veux fuir le bonheur qu'on m'offre. Je ne veux pas être humain: je veux être le chat qui a tombé sur ses pattes, pas celui qui s'est brisé la colonne vertébrale en s'étalant sur le dos. Tuez-moi quelqu'un que j'aille réfléchir ailleurs un moment. Je suis comme le Christ, je ressusciterai mais en ce moment je me sens drôlement crucifié...

Il me semble l'avoir déjà dit, mais la vie a le don de nous cracher dessus au bon moment, c'est-à-dire quand notre bouche est grande ouverte.

''No one I think is in my tree
I mean it must be high or low
That is you can't, you know
Tune in but it's all right
That is, I think, it's not too bad
''

J'aimerais que quelqu'un puisse vivre avec moi dans mon arbre mais il est trop haut. Pourquoi est-ce que je suis devenu comme ça, si insécure-évitant? Parfois j'aimerais être quelqu'un d'autre. J'aimerais être Dieu pour pouvoir m'en crisser. N'être rien, se soucier de rien. Il y a beaucoup plus de puissance que l'on croit dans rien!

Amélie Nothomb prétend que l'inertie est la plus grande force de l'univers. Alors pourquoi ne puis-je être inerte? J'imagine que je ne suis pas assez fort. Pas assez fort pour supporter la torture qu'apporte l'inertie. S'accoutumer à cette douleur doit être assez atroce mais une fois qu'on y arrive on a enfin la paix d'esprit. Je ne suis pas assez fort... je suis trop centrifuge. Je ne suis qu'humain! L'être est fait pour bouger, tressaillir, régresser, rebondir. L'inertie ne pourrait qu'apporter la folie. C'est pourtant dans la folie, dit-on, que l'esprit est le plus lucide...

Allons, allons! Je ne dois pas m'abattre pour si peu. Je suis humain, certes! Mais j'accepte ma condition. Je ne peux être l'inertie. J'aime. C'est ce à quoi aspire les hommes. D'ailleurs, puisque je ne suis pas assez fort pour être l'inertie, pourquoi ne pourrais-je accepter l'aide de quelqu'un d'autre, pourquoi ne devrais-je être aimé?

J'ai besoin de me compléter en quelqu'un d'autre; avoir un regard réconfortant dans lequel poser le mien. Oui j'ai peur: le monde m'effraie, aimer m'effraie. Carpe Diem. Vivre au jour le jour. Même si ma boîte à penser remue un peu trop le ménage elle ne doit pas me dissuader du chemin que j'ai envi d'écrire avec toi.

Toi + Moi c'est quand même un beau calcul. Moi qui n'aime pas les mathématiques! Pour toi je deviendrai mathématicien. Tandis que sur mes rétines la vérité devient plus clair, je ne fais que penser à toi. J'ai envi de grandir, pour une fois, mais pas tout seul. Les deux, nous pouvons être bien. Même si mes pensées se targuent de toujours me faire reculer, je prends maintenant le courage qu'il me reste avec d'autant de mains et j'avance un pas à la fois...

...Un pas pour moi...
...un pas pour toi...
...un pas pour nous...

Comme toujours, mes mots m'ont fait du bien, l'écriture purge et à nouveau je vibre. Vibrer est bon. Saviez que si on vibre assez rapidement rien ne peut nous blesser? Je ne veux pas être blessé à nouveau. Je veux vibrer. Je VAIS vibrer.

Je t'aime.
Tu me rend vibratile...

# Posté le lundi 24 août 2009 01:10

Modifié le mardi 08 septembre 2009 23:24

L'Amusamphétamine

Il y était une fois toi, moi et une petite pillule...

1,2,3 et gloup!
j'attends un peu.
1,2,3 et pouf!
mais ils sont tout pupillés mes yeux!
j'ai chaud, j'ai froid, je tremble, je pisse d'la sueur...

Je te regarde. Droit dans tes yeux de vaches. Ils sont si jolis!
Noirs. Comme un soleil lors d'un éclipse, comme un puit...
C'est pas toi qui aimait les vaches justement?
magnifique !

Magnifique que je me dis.
que je me dis
je me dis
dis
me
je....

je....
je veux une cigarette! et toi ?
c'est celles qu'on aime !
d'ailleurs ton sous-sol me donne la nausée.
et je trouve que l'air pur s'allie mieux à la toxicité de la cigarette. Allons fumer dehors.

Ma cigarette grésille
je regarde filer la fumée mais mon esprit est ailleurs.
La fumée s'envole... moi aussi...
Je vois un rond, un dragon.
tout en la regardant.
La cambrure de ses reins, la forme de ses seins.
j'admire ses lèvres, ses yeux, son nez.
''je t'aime, et toi?''

Tire une grosse bouffée, une grande respiration.
Je pleure, je m'écoeure / tu me souris, je vais mieux.

Je prends un bain de soleil en essayant de me noyer.

Avez-vous déjà essayer de vous noyer dans un doux rayon? Vos poumons s'emplissent de lumière mais vous ne suffoquez pas...
C'est une mort douce, une mort hypocrite. Comme celle que je trouve dans ton regard.
Tu m'as souvent dis vouloir mourir et pourtant c'est plutôt mon cas...

J'aimerais mourir dans ce moment pour que jamais il ne prenne fin, pour que mon dernier souvenir soit celui, parfait, immaculé, de toi et de moi.... de nous deux, heureux et amoureux...

Le souvenir de deux amoureux tirant sur leur cigarette en se noyant dans le soleil...

# Posté le lundi 24 août 2009 00:42

Modifié le lundi 07 septembre 2009 15:50

You are my Shooting Star

You are my Shooting Star
Il y était une fois moi, triste. Je ne croyais plus à grand chose, mon coeur était une loque. Une fois de plus je m'étais cassé le crâne, une fois de plus j'étais tombé de haut. Je regardais les étoiles en saignant, disant qu'il y en aurait sûrement une pour moi, sans vraiment y croire...

Je l'ai vue passer au loin un soir, toute petite. Son éclat n'avait rien a faire jalouser quiconque. Elle était plutôt banale mais j'ai décidé de la cueillir quand même. Petite étoile qui file dans le firmament. Elle semblait bien pressée! Toute les étoiles sont immobiles mais pourtant, celle-là filait rapidement! C'est pour ça que j'ai décidé de l'appeler étoile filante.

J'ai gardé cette étoile filante près de moi pendant un moment. Sachez que garder une étoile comme celle-là est très difficile, puisque, justement, elle tente toujours de filer! J'ai donc eu l'idée de la mettre dans un beau bocal, avec du gazon et des branches pour qu'elle s'amuse et qu'elle ne puisse plus s'enfuir. Bien sûr, j'avais percé de petits trous dans le couvercle pour ne pas qu'elle manque d'air.

Bien qu'au début elle était réticente à accepter son nouveau sort, elle s'y fit rapidement.


Malgré ça, je ne pouvais m'empêcher de me sentir un peu égoiste de vouloir la garder pour moi. Souvent je me demandais si la pauvre ne serait pas plus heureuse si je la laissais retourner dans le firmament. J'y songeais de plus en plus souvent mais quelque chose en moi ne pouvait pas la laisser partir.

Il est toujours plus difficile de se détacher d'une chose après que nous l'ayons apprivoisée...

L'étoile me rendait heureux, et je commençais à sentir que c'était réciproque. Chaque nuit, avant de me coucher, je posais mon regard délicatement sur le petit astre. Je sentais que je commençais a m'en éprendre.

Pourquoi? Je ne voulais pas retomber dans l'Amour, ce sentiment qui m'avait déjà si souvent trahie, et pourtant, je ne pouvais me résigner à me débarasser de ma nouvelle amie.

''Tiens, remarquai-je, comme c'est drôle! On dirait que le plus je la regarde, et plus ma petite étoile brille.''

Elle qui, au début, avait un éclat plutôt quelconque, brillait maintenant si fortement que je ne pouvais plus en détacher mes yeux. Je savais maintenant que je l'aimais. Je savais maintenant quel sens avait l'Amour : il sert à faire briller les étoiles!

Si nous cessions d'aimer, les étoiles s'éteindraient probablement. Quelle catastrophe ce serait! Toutes les nuits passés à scruter le ciel auraient été si vides sans ces petites lumières!

J'ai alors réalisé que peut-être les étoiles filantes sont des étoiles qui ont cessés d'être aimées. Au lieu de rester accrochées dans le ciel, elles fuient, car leur existence est brisée. J'étais donc si heureux d'avoir attrapé la mienne! Quelques instants de plus et je l'aurais probablement perdue à tout jamais. L'Amour était donc la conséquence d'un hasard.

Mon étoile brillait si fortement maintenant, je me dis qu'il était probablement temps de la laisser retourner dans le ciel, rejoindre les autres comme elle. Maintenant que nous nous étions trouvé, elle n'avait plus à filer. Les yeux pleins de larmes, j'ouvris son petit bocal pour qu'elle retourne se fixer dans la voûte céleste.

Pourquoi est-ce que les plus belle choses sont toujours celles qui nous quittent le plus rapidement?

''Ne pleure pas, mon ami, me dit-elle. Je ne te quitte pas vraiment! Je retourne dans le ciel mais je suis si éclatante maintenant que tu n'auras qu'à lever la tête pour me voir là-haut. Je suis ton étoile maintenant.''

Depuis, la nuit, quand j'ai du chagrin, je lève les yeux et je la vois.

Je souris.




# Posté le dimanche 28 juin 2009 03:28

Bouillon de Poulet

Bouillon de Poulet
J'suis couché dans mon lit. Étendu. J'regarde le plafond et je pense. Je pense à des souvenirs. Des promesses. Des sourires. Des amours. Je pense fort. Tellement fort que si mon frère ne ronflait pas à m'en déchirer les tympans, j'pense que je pourrais presque le réveiller. Toutes ces pensés bouillonnent dans ma tête et j'en peux plus. J'suis déprimé un peu par la vie. La vie trop grande dans laquelle je m'engouffre. Ça ne me ressemble pas du tout pourtant! Tirons le meilleur du pire...

J'étire donc mon bras et je vais chercher le plus beau cadeau qu'on m'a fait pour mes 18 ans. Un cadeau qui montre à quel point ma vie d'adulte s'annonce mature : un laptop. J'ouvre le petit écran, tape mon mot de passe, me met de la musique et je commence à me confier, à me vider le c½ur. Y'a pas une meilleure thérapie que l'écriture ça c'est sûr. J'peux donc dire que mon ptit gadget est mon psychologue, mon confident. C'est magnifique que j'me dis! À quoi ça sert des êtres humains quand on a des ordinateurs et des téléphones cellulaires? Ça sert à nous rappeler à quel point on est nous-mêmes humain aussi.

(À date le re-peppage bat pas son plein! Pensons encore un petit peu)


Ça nous sert à nous rappeler c'est quoi la vraie vie. C'est difficile de saisir le vrai sens du mot vivre de nos jours. Quand je regarde ma vie j'me dis que je ne suis qu'un numéro. Un chiffre parmi tous les autres chiffres qui marchent à tous les jours dans les rues avec moi. Je ne suis rien d'autre qu'une combinaison binaire. Je suis 0744980, je suis PARN02129006 je suis numéro 6,000,000,000 sur une liste d'attente qui va m'amener à la même place que les tous les autres morons sur notre grosse chiotte bleue : la mort.

(Attention mon coco! J'crois que tu t'enfonces là. Sois zen!)


C'est vrai que ça peut être déprimant de vivre de nos jours : tout a été pensé déjà, tout a été dis. Tout ce qu'on fait a déjà été mieux fait, tout ce qu'on s'imagine être le premier à découvrir a déjà été découvert des milliers de fois. La bouffe que je mange a déjà été mangée puis chiée par des milliers d'individus. Toute la musique que j'écoute a déjà été écoutée par trop de monde. Tout ce que je baise a déjà été baisé par trop de personnes avant moi. Y'a vraiment de quoi perdre la tête.

(Tu ne m'écoutes pas du tout là! T'es sensé avoir de belles pensées! Du genre si tu aimes le soleil tape des mains...)

Pourtant perdre la tête c'est justement la chose à ne pas faire. Il faut la garder bien ancré, bien haute, la nourrir et continuer à nager dans cette eau viciée, cette eau dans laquelle tellement de personne ont prit leur bain avant nous. C'est facile de baisser les bras et de se laisser manger mais pourquoi faire ça?

(Mieux! Beaucoup mieux même. Tu progresses vers le bon chemin.)


C'est vrai que je ne sais jamais où j'men vais. Tant pis! J'me contente de marcher. Au moins j'fais un effort pour marcher les yeux ouverts. Y'a trop de monde qui sont bien à marcher la tête dans le nombril. Ils sont trop effrayés par le monde et se croient seuls dans leur condition. Nous avons tous peur vous savez, suffit de savoir vivre avec cette crainte. Moi j'aime l'épouvante. Y'a rien de mieux qu'une bonne peur pour faire courser l'adrénaline dans mes veines, pour faire battre mon c½ur à mille à l'heure! Vous voyez ce que je veux dire?

(Bon là tu parles... Continues comme ça!)

Soudainement je trouve ridicule mon petit moment de faiblesse. Pourquoi broyer du noir tout seul? Tout ce qu'on a à faire c'est regarder les étoiles ou courir après les papillons. Les choses nous dépasseront toujours mais finiront toujours par se placer d'elles-mêmes. Oui je suis tout petit mais j'accepte ma condition. Je suis un explorateur. J'ai beaucoup de travail à faire et si peu de temps pour le réaliser!

J'suis là étendu, je pense à des souvenirs. Des promesses. Des sourires. Des amours. Je pense fort. Très fort...

...et ça m'fait un bien fou.

(Qu'il est bon de te retrouver! Je savais que tu y'arriverais. Avec mon aide, bien entendu. Parfois je me demande : que serais-tu sans la petite voix agaçante qui t'aide à garder le sourire?)

J'aime bien le monde, j'aime bien la vie. Je suis philanthrope et j'en suis plutôt fier, ne connaissant pas beaucoup d'autres personnes dans ma condition.

Alors voilà. J'regarde toujours mon plafond. Mon plafond est toujours aussi beau. J'suis toujours aussi seul au fond de mon lit et mon frère ronfle toujours aussi fort, moi je bouillonne autant que tout à l'heure mais penser m'a fait du bien. J'me saisis de la vie et elle coule toujours entre mes doigts mais je trouve ça agréable. C'est comme quand j'étais petit et que je m'amusais à essayer d'attraper l'eau dans mon bain : ça donne pas grand-chose mais on a un plaisir fou à essayer!

Étant petit et naïf, j'm'en lassais jamais! Maintenant je ne suis certainement plus petit mais je ne me lasse toujours pas à essayer de saisir cette ''eau'' dans laquelle je nage.

Suis-je toujours naïf dans ce cas?

(La question de fermeture n'est pas tout à fait à mon goût mais l'essentiel est là. Bravo champion! Là tu peux chanter avec moi : si tu aimes le soleil, tapes des mains. Et là tu tapes. Merci, Bonsoir.)

# Posté le jeudi 09 avril 2009 16:01

Cooking in Wonderland

Bon matin, bonjour, bonsoir Ami Lecteur. Oui, oui, toi! Approche un peu, j'ai un petit secret à te confier! Quel secret? Oh! Un secret que je garde depuis...je dirais bien une bonne année et demie maintenant. Un secret que tout le monde s'arrache, que tout le monde tente de percer, de comprendre. Un secret que tous, depuis toujours, étendent sur une table chirurgicale et dissèquent, minutieusement, conscientieusement, sans jamais rien y comprendre. Un secret si coûteux que même Mastercard, avec laquelle on peut supposément payer tout le reste dans la vie, ne peut même pas s'offrir: le Bonheur. Avec le b majuscule, évidemment. Et en plus, moi je vous l'offre gratuitement.

Intrigués, non? Va t'il nous sortir quelques petites pensées kitsch sur le bonheur, que vous vous dites sans doute? Oooooh! Mais vous devriez me connaître mieux que ça, chers amis lecteurs! Là franchement, mon petit moi-même est déçu. Ce que je propose aujourd'hui est en fait bien mieux : une recette. Hé oui, une recette. Et toute une! Bon, je commence?

La première chose qu'il nous faut pour cette recette est sans conteste la lettre i. Pas n'importe quel i toutefois. Un i qu'on a fait maturé, qu'on a fait fermenté, comme un bon vin. Un si petit i ne peut pas faire l'affaire, pas du tout! Il est capital de faire preuve de patience pour que finalement, comme tous les enfants, notre i devienne majuscule. On pourra alors l'appeler Sa Majuscule le grand i. Comme Sa Majuscule est un tant soit peu prétentieuse (ah!, les sangs bleus!), Sa Majuscule se verra assigner une tâche des plus ardues: elle doit veiller sur le Bonheur et s'assurer que tous les autres ingrédients prennent bien ensemble.

Le deuxième ingrédient présente un peu plus de difficulté à rassembler. Il faut d'abord trouver une personne qui dort. Qui dort dur, qui dort solidement, comme un rocher. Le défi n'est pourtant pas là! Au dessus de la tête de cet être danseront une nuée de z. Il faut réussir à extraire qu'un seul de ces z. Sachez toutefois, ami, que les z sont très timides et risquent de réveiller leur dormeur si elles sont dérangées. Soyez le plus discret possible. Ah!, et, au besoin, vous pouvez les appâter avec des nez ou des riz. Elles aiment bien s'y cacher les coquines. Soyez doux avec elles et tout devrait bien allé. Une fois que vous avez votre z, vous la placez près de Sa Majuscule et vous êtes prêt pour le 3e ingrédient.

Pour que le bonheur soit parfait, il vous faut troisièmement une autre voyelle. Pas n'importe quelle voyelle en fait. Oh non! La voyelle des voyelles : a. Bien plus prétentieuse que n'importe quelle majuscule, a ne se laissera pas cuisiner facilement. Vous devrez jouer de votre charme pour séduire cette coquète mais, à la fin, vous l'aurez. Surtout, ne vous y méprenez guère. a n'est pas méchante! Seulement un peu orgueilleuse, un peu vaniteuse. Au fond, elle est comme une rose. Elle aimerait se croire à l'abri de tout avec ses grandes épines mais elle sait très bien, au fond, qu'elles ne font pas mal à grand monde.

Je vous imagine déjà en train de saliver à l'idée de déguster votre propre part de Bonheur, alors je continue avec le 4e ingrédient. Il est plutôt simple celui-là : b. Rien de plus que ça : b. Il passe après le a, encore, comme toujours, mais heureusement b est humble. Il s'est habitué à vivre dans l'ombre de a. Il fait tout pour endurer les crises incessantes de a et essaie de la combler du mieux qu'il peut. Dommage pour petit b que a est toujours trop éprise par ses affaires de voyelles majestueuse pour se préoccuper de lui, mais b a l'habitude; il aime a et ça lui suffit amplement. Un jour elle finira probablement par le remarquer, qu'il se dit. Tant qu'il puisse être près d'elle, ça lui suffit, qu'il se dit, et pour mon Bonheur, c'est exactement ce qu'il doit faire : veiller sur elle et rester près d'elle. Sinon la recette est à l'eau, kapout! Bonhomme b a donc un rôle d'importance, même s'il passe 4e. N'oubliez surtout pas d'ajouter b!

le 5e ingrédient est encore une voyelle. Celle-là sans prétention, Dieu merci! Pouvez-vous deviner qui est-ce? On a déjà Sa Majuscule le i, la charmante mais quelque peu narcissique a... Si je vous dis que c'est un il et qu'il est très populaire auprès des dames? Croyez-moi, il ne manque jamais de marquer le féminin. J'estime que vous vous en doutez alors je brise le suspense : le e. Ingrédient particulièrement oisif (particulièrement libre, han mon Montaigne), on s'en procure assez aisément et n'importe ou en plus.

Puisque le e est un sacré tombeur, c'est sans surprise qu'il se retrouve mélangé dans mon Bonheur avant les consonnes siamoises : les ELLES. Oh, je veux dire, les l. Alors voilà : sixièmement, les siamoises l et l. N'essayez surtout pas de les séparer, ça ruinerait la recette pour sur! On ne veux pas d'un bonheur incomplet!

Même si à ce stade il est facile de lire mon bonheur, on ne peut négliger aucun ingrédient! Il est facile de vouloir manger un Bonheur presque complet, de se faire à croire qu'un ingrédient peut manquer. Je n'y crois pas. Le véritable Bonheur c'est d'avoir prit le temps de tout cuisiner ensemble. Soyez patient, on arrive au dernier ingrédient!

Le dernier ingrédient est encore un e. J'espère qu'il vous en reste un peu de tout à l'heure? Probablement! Et en plus, comme j'ai dis, le e n'est pas difficile à se procurer.

Bon, voilà. Vous avez rassemblés tous les ingrédients! Ne reste plus qu'à tout mettre dans un grand bol, à bien mélanger ensemble, ajouter une bonne tasse de souvenirs merveilleux et de moments vraiment inoubliables, incorporer une panoplie de insides, battre jusqu"à ce que tout soit homogène puis saupoudrer d'amour et d'amitié, au goût (personnellement j'en met beaucoup). Finalement, laissez le tout reposer au réfrigérateur le temps que les ingrédients prennent bien ensemble (Sa Majuscule devrait y veiller).

Maintenant qu'il est prêt à manger, savez-vous ce qu'épelle mon délicieux Bonheur avec un grand b?

Izabelle ♫

PS: la photo est quétaine : D
PPS: Le texte aussi alors.. on s'en fout : D
PPPS: J'avais envi de faire un dernier Ps.
PPPPS: j'taime iza !
Cooking in Wonderland

# Posté le lundi 05 janvier 2009 23:43

Modifié le lundi 05 janvier 2009 23:53